La Pluie du siècle
Verity Auger va mettre en péril la vie d'un jeune étudiant lors d'une mission sur Terre. Cette Terre est ravagée par un nanocauste qui a tout détruit sur son passage, il ne reste que les furies qui compliquent sérieusement le travail des Indiana Jones tel que Verity. Cette petite erreur de jugement va la propulser à travers l'hyperweb dans une affaire d'espionnage sur T2, la Terre, mais en 1959.
Dans La Pluie du siècle on retrouve les thèmes de prédilections d'Alastair Reynolds, nanotechnologie, civilisations disparus, sauf que cette fois il s'agit de notre propre humanité. Les seuls survivants sont les quelques humains vivant dans l'espace à l'époque du nanocauste, ceux là sont indemnes. Cette terrible catastrophe a scindé les humains en deux clans Threshers et Slashers, les uns pronent l'utilisation de la technologie en respectant une certaine limite pour éviter un nouveau drame alors que les autres sont presque indiscernables de la technologie qui les animent.
Ils la conduisirent à travers une série de barrages et de portails sécurisés, dont l'un était muni d'un gros cyberserpent de construction slasher, marqué du A barré d'une croix qui voulait dire qu'il ne répondait pas aux lois de la robotique édictées par Asimov.
Le décor est très particulier, Alastair Reynolds nous immerge dans le vieux Paris, une ville qui n'a pas connu l'occupation Allemande, cette Terre a en effet connu une histoire alternative qui a divergé lorsqu'ils ont été mis en echec dans les Ardennes. Cette absence de deuxième guerre mondiale n'a pas favorisé les progrès scientifiques. Floyd et Custine, deux détectives privés, enquêtent sur la mort d'une jeune femme tombée de son balcon. La police a refermé le dossier en concluant à un suicide, mais un vieux poste de TSF, une machine à écrire et quelques enfants qui traînent par-ci par-là risquent de les conduire sur une piste bien étrange.
J'avais une petite appréhension à l'ouverture de ce grand format simplement à cause de quelques mauvaises critiques. Je n'ai par contre pas pu résister, c'était le dernier ouvrage traduit en français d'Alastair Reynolds qu'il me restait à lire, c'est chose faite et je ne le regrette pas. Le décors, l'atmosphère et la musique de 1959 collent à la peau tout au long du roman. Je comprends peut-être ce qu'on voulu dire les quelques critiques, on peut se perdre un peu dans la dernière partie du roman, sorte de bouquet final qui ne plaira pas à tout le monde, mais La pluie du siècle ne manque pas de charme.
Ce roman me donne l'impression que l'auteur cherchait un prétexte pour écrire un polar et ainsi se plonger dans le Paris des années 50.

Et si Genghis Khan avait exhaussé son voeu de domination du monde ? Quel but aurait-il ensuite poursuivi ? Voilà la question qu'il se pose dans sa dernière novella parue en 2008 dans l'anthologie Galactic Empires, The six directions of space ou il s'engage à nouveau sur la voie de l'uchronie. Je le remercie de me faire goûter à un style littéraire que j'avais toujours évité jusqu'à présent pensant que je n'aimerais pas. Il vous faudra par contre patienter quelques années avant de voir arriver sa traduction.
À lire dans la série des inhibiteurs :
![]() L'espace de la révélation 2002 | ![]() La cité du gouffre 2003 | ![]() L'arche de la rédemption 2004 | ![]() Le Gouffre de l'absolution 2005 | ![]() Diamond Dogs, Turquoise Days 2006 |
Non traduit dans le même univers [Revelation Space] :
![]() The Prefect 2007 Revelation Space - 5 bon point de départ vivement sa traduction 8 premières pages | ![]() Galactic North 2006 Alastair Reynolds recueil de 8 nouvelles |
Dans un autre univers :
![]() Pushing Ice 2005 Alastair Reynolds | ![]() House of Suns 2008 Alastair Reynolds | ![]() The Six Directions of Space 2008 Alastair Reynolds | ![]() Zima Blue and Other Stories 2006 Alastair Reynolds 10 nouvelles |













